Le Paltoquet Film Critique Essay

Critique de Le Paltoquet par Teklow13

Une fois encore Deville pousse toujours plus loin son envie d'expérimenter et de bouleverser les codes de son cinéma. Le Paltoquet est construit sur un décor unique, un bar, et 8 acteurs. L'intrigue, aux accents Agatha Christie, est également simple : quatre hommes, un journaliste (Auteuil), un docteur (Bohringer), un commerçant (Léotard) et un professeur (Piéplu) passent leurs nuits à jouer aux... Lire la critique de Le Paltoquet

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Teklow13 ·

Critique de Le Paltoquet par Maqroll

Un film passionnant de plus dans l’œuvre de ce créateur à part qu’est Michel Deville. Avec une distribution étourdissante (Michel Piccoli, Jeanne Moreau, Fanny Ardant, Philippe Léotard, Richard Bohringer, Claude Piéplu et Jean Yanne) dont il est impossible de distinguer un seul des participants tant ils sont tous impeccables, l’auteur brode une fantaisie policière prétexte dans un univers aride... Lire la critique de Le Paltoquet

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Maqroll ·

DécouverteLE PALTOQUET de Michel Deville

Paltoquet, définition : personnage aux manières grossières. Le mot vient de « paletot ». S’il est bien question d’un paltoquet dans le film ce n’est pas l’objet principal du film. Il s’agit de l’adaptation d’un roman de Franz-Rudolf Falk intitulé « On a tué pendant l’escale ». Michel Deville s’offre une belle mise en abyme, puisque le paltoquet et la tenancière lisent le roman dans le film.... Lire la critique de Le Paltoquet

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littlebigxav ·

Film de Michel Deville (France, 1986). D'après Franz Rudolf Falk. Image : André Diot. Musique : Antonín Dvorák, Leos Janácek. 100 mn. Avec Fanny Ardant : Lotte. Daniel Auteuil : le journaliste. Richard Bohringer : le docteur. Philippe Léotard : le commerçant. Jeanne Moreau : la Tenancière. Michel Piccoli : le Paltoquet. Claude Piéplu : le professeur.
Genre : polar onirique.
Dans ce port, tous les jours, à la même heure, il pleut. Quelques rares clients se retrouvent dans le bar dirigé par le Paltoquet et la Tenancière. Ils jouent aux cartes et admirent mademoiselle Lotte. Un jour, un homme est tué dans un hôtel de passe... par un des habitués du café, affirme le commissaire. L'apparition de chaque personnage est annoncée par un morceau de musique (Janácek, Dvorák). Toutes les silhouettes semblent en attente, manipulées comme des marionnettes par un dieu invisible et cruel.
C'est le film le plus intrigant de Michel Deville (et le plus agaçant pour ses détracteurs). Dialogue étincelant. Interprétation éblouissante (mention spéciale à Claude Piéplu transformant, un instant, Philippe Léotard en bébé boudeur). C'est un polar, bien sûr, mais l'important, c'est cette méditation à la fois grotesque et poétique sur le jeu, avec une caméra sinueuse qui transforme, dans un seul et même mouvement, le bar du Paltoquet en chambre du crime ou en prison stylisée. Film sur l'obsession et le fantasme (Fanny Ardant, sublime, change de tenue selon l'homme qui la regarde) dont les vrais héros sont, en fait, les spectateurs, puisque les personnages semblent ne vivre que pour eux et par eux. On a tout à fait le droit de refuser le jeu élégant et subtil proposé par Michel Deville. Mais si on l'accepte, quel plaisir !
Pierre Murat

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